Epoque romaine
Des vestiges de cette époque furent découverts dans les alentours.
Vers l’an 1000
Première puissance à investir ces terres, le Royaume de Bourgogne
y bâtit un « Châtelard », plus couramment nommé
« Fort en bois » puisqu’il était en bois. Peu résistant
au climat et peu adapté à l’évolution des armes militaires,
il ne reste quasiment rien de cette première demeure seigneuriale.
Fin du XVIIe siècle
Jusqu’ici dépendante de l’Evêché de Lausanne,
la région passe aux mains de l’Evêché de Sion. A cause
d’une guerre contre l’Empereur Rodophe de Habsbourg, l’Evêché
de Sion contracte de tant de dettes que Boniface de Challans doit céder
la région en 1295. Après la période de son appartenance
au royaume de Bourgogne, le Châtelard revient entre les mains d’un
seigneur laïc du nom de Girard d’Oron.
1317
Le comte Amédée V de Savoie signe avec le baron du Châtelard
un traité historique. Pendant près de six siècles, Montreux
sera divisé en deux parties, celle du Châtelard d’un côté
et celle des planches de l’autre.
1352
Le comte Vert, Amédée VI de Savoie signe un traité avec
François de la Sarraz, lui remettant six cents livres pour transformer
le Châtelard en un véritable château.
1442
Presque 100 ans après la mort de François de la Sarraz, son successeur
pose la dernière pierre de cet édifice. Jean de Gingins l’aura
construit en deux ans seulement. Il est considéré comme le fondateur
de la baronnie du Châtelard, forte de 18 villages répartis en 9
mestralies. Amédée VIII, devenu le pape Félix V, s'y installe
quelques temps avec toute sa cour.
1476
Avec ses sujets de Montreux, Pierre de Gingins, fils de Jean, mène la
guerre aux Valaisans quand les soldats de la proche région de Gessenay
et du Pays-d’Enhaut se rallient à l’armée de Gruyère
pour envahir et saccager le Château du Châtelard ainsi que toute
la région de Montreux (guerre de Bourgognes). Au château voisin
de la Tour-de-Peilz, l’affrontement aux troupes du Simmenthal se soldera
par le massacre du baron du Châtelard et de 500 de ses hommes.
Amédée de Gingins obtint en 1490 la restitution de la seigneurie pour son neveu François, qui institua en 1496 un conseil de trente personnes pour administrer les affaires de la commune avec les syndics, toujours en place au XVIIIe s. En 1549, Charles de Challand acheta la baronnie. Revendue en 1571 à la ville de Vevey, elle passa en 1573 au Lorrain Gaspard d'Anglure, puis successivement à Antoine d'Allinges, seigneur de Coudrée en Savoie, au Grison Jean Baptiste Rotta, en 1596 à Gabriel de Blonay. Transmise en 1661 à Françoise de Blonay, épouse d'Etienne de Tavel, banneret de Vevey, elle fut vendue en 1708 à Emmanuel Bondeli, bourgeois de Berne et bailli d'Aubonne. Elle resta dans cette famille jusqu'en 1798. Le C. fit partie du bailliage de Chillon/Vevey de 1536 à 1798.
1501, reconstruction du Château, plus petit…
1536
Le pays de Vaud tombe aux mains des Bernois. La baronnie du Châtelard
est notamment occupée par une famille d’origine bernoise, les Bondeli.
En 1798, le peuple vaudois se révolte pour mettre fin à l’occupation
bernoise. La révolution trouve le soutient de l’armée de
Napoléon, dont l’un des principaux officiers est le franco-vaudois
Benjamin Fornerod de Mons d’Avanche. Pour mémoire, le deuxième
président francophone de la Confédération Helvétique,
Constant Fornerod, est lui-même un ancêtre de la famille des barons
actuels du Châtelard.
1961
Les communes du Châtelard et des Planches fusionnent et rendent à
Montreux son unité politique. Vingt ans plus tard, en 1983, la famille
Fornerod de Mons d’Avanche acquiert le château du Châtelard
pour le faire entrer dans le troisième millénaire dans le respect
de son historicité.